13-06-2026 03:57 - Mauritanie : lancement d’un nouveau programme en faveur des familles les plus vulnérables

Mauritanie : lancement d’un nouveau programme en faveur des familles les plus vulnérables

SAHARA MEDIAS - Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a déclaré ce vendredi que l’opération « Aoun » (aide) visait à venir en aide aux familles vulnérables et à soutenir les plus démunis, soulignant que la lutte contre la pauvreté figurait en tête des priorités des autorités.

Ould Cheikh El Ghazouani a ajouté, après le lancement de l’opération, que cette initiative répondait aux difficultés auxquelles sont confrontées les familles les plus vulnérables dans le contexte actuel, soulignant que certains citoyens vivaient dans des conditions de grande précarité, ce qui justifiait de leur accorder la priorité dans la gestion des crises.

Le président a précisé que ces familles ont besoin d’aide et de soutien, en particulier dans le contexte actuel, soulignant que les autorités sont conscientes de leur situation et s’efforcent d’y répondre par le biais de programmes d’aide sociale.

Le gouvernement mauritanien a lancé un programme social visant à atténuer les répercussions de la hausse des prix des carburants sur les familles à faibles revenus, face aux pressions résultant de la flambée des prix de l’énergie sur les marchés mondiaux due aux tensions croissantes au Moyen-Orient.

Ce programme comporte deux volets principaux.

Le premier consiste en des transferts monétaires destinés à toutes les familles inscrites au registre social de la délégation « Taazour », soit environ 300 000 familles sur l’ensemble du territoire national.

Le deuxième volet consiste en des distributions alimentaires destinées à plus de 155 000 familles parmi les plus vulnérables. Il s’agit de kits alimentaires contenant 50 kg de riz, 50 kg de blé et 50 kg de sucre, ainsi que 10 kg de pâtes.





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Commentaires (1)

  • radiakh (H) 18/06/2026 09:11 X

    omme je l’ai déjà souligné dans un précédent commentaire, toutes les familles mauritaniennes, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, sont aujourd’hui vulnérables. Avec un SMIC qui n’a pratiquement pas évolué depuis l’indépendance (3 000 MRU), des allocations familiales dérisoires de 50 MRU par enfant et une prime de logement de 2 000 MRU alors qu’un loyer moyen dépasse souvent les 5 000 MRU, il est difficile de comprendre les critères utilisés par le gouvernement pour définir la vulnérabilité. Lorsqu’on compare le coût de la vie aux revenus d’un fonctionnaire ayant une famille à charge, qui doit payer son loyer, ses factures d’eau et d’électricité, ainsi que ses dépenses de santé et d’éducation, on constate que les difficultés touchent une grande partie de la population. Cette pression financière permanente favorise malheureusement certains comportements comme la corruption, les fraudes liées aux services publics ou, plus grave encore, les tensions et la violence au sein de la société. Le plus préoccupant reste la situation des enfants dont les parents ne sont plus en mesure de satisfaire les besoins essentiels. À mon sens, le gouvernement devrait avant tout revaloriser les salaires, renforcer le pouvoir d’achat des ménages, mettre en place des mécanismes de régulation des prix sur le marché local et encadrer davantage les loyers, qui constituent un poste de dépense fondamental pour une vie digne et stable. Plutôt que de se limiter à cibler certaines familles vivant dans des abris précaires, il serait nécessaire de s’attaquer aux causes profondes de cette précarité, dont les politiques publiques portent une part importante de responsabilité.