25-05-2026 07:45 - Ministre : le gaz mauritanien destiné à l’exportation est du méthane et le butane, quant à lui, est utilisé à des fins domestiques

Ministre : le gaz mauritanien destiné à l’exportation est du méthane et le butane, quant à lui, est utilisé à des fins domestiques

EN BREF | #Cridem – Le ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, a fait cette déclaration, lors d’une émission sur la télévision mauritanienne, samedi soir.

Le ministre a indiqué que des travaux sont en cours, en coordination avec le Sénégal et BP, pour étudier les mécanismes techniques appropriés pour l’extraction et le transport du gaz.

Lors de cette sortie, le ministre a annoncé la construction d’une centrale solaire et éolienne sur la route reliant Nouakchott à Rosso, d’une capacité de production de 220 mégawatts, financée par le secteur privé.

Il a également annoncé l’extension de la centrale électrique existante sur la route Nouakchott-Nouadhibou de 180 mégawatts et a affirmé qu’environ 300 mégawatts supplémentaires seront injectés dans le réseau national d’ici la fin de l’année, grâce à une production d’énergie entièrement locale.

PAR CRIDEM

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Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 26/05/2026 14:46 X

    Bon, 24 h après, vous avez eu le temps, comme moi, de poser des questions à l'IA de votre smartphone. Vous avez donc eu les informations pour les choses suivantes.

    1) Le gaz off-shore, c'est une partie qui fait 95 % des volumes transportables loin, sous forme de GNL. Le GNL, c'est beaucoup de méthane et d'autres condensats en quantité moindre mais à grande valeur, après divers traitements industriels. Retenir : ce qui part loin, c'est du GNL, un mélange composé de méthane majoritaire, mélangé à d'autres substances (condensats) en volume modeste, mais à grande valeur. Selon les gisements, ce qui peut partir loin, c'est aussi du pétrole, toujours présent en offshore en quantité variable.

    2) Un champ gazier, c'est 3 à 5 % de butane brut. Le butane ne part pas avec le GNL. Le butane brut a une valeur POTENTIELLE très supérieure au méthane. Le butane est obligatoirement séparé sur le site de la plateforme. Il pose un problème de sécurité : "il gâche" le GNL si on l'y mélange et "fait exploser" la plateforme si on le garde en quantité sur la plateforme.

    Soit il est évacué vers une utilisation commerciale ou utilitaire de proximité, soit on le brule (torchage) ou on le réinjecte dans le puits par sécurité.

    Donc, le butane brut qui a une grande valeur POTENTIELLE devient un déchet. Pour la compagnie pétrolière. L'idéal pour elle, c'est une infrastructure de proximité qui achète le butane brut qui a un prix 3 fois supérieur au prix théorique du méthane. Donc pour un pétrolier, notre idée, à nous le peuple, est idéale pour lui : utiliser le butane produit dans le pays pour le pays.

    3) Ensuite l'IA à qui vous avez su poser les bonnes questions vous a expliqué que ce que peut rapporter le butane brut n'est rien à côté des sommes, des valeurs POTENTIELLES des produits qu'on peut en tirer, une fois traités : Cela va des caoutchoucs en passant par les matières plastiques au sens générique, à l'essence de haute qualité pour moteur de voiture, jusqu'aux gaz à brûler pour faire de l'électricité ou de la chaleur (cuire des aliments), etc.

    4) Comme vous êtes des Mauritaniens qui ne confondez pas une valeur "POTENTIELLE" avec une valeur effective, ni ne confondez des richesses POTENTIELLES avec des richesses tout court, alors l'IA a pu vous faire comprendre les choses suivantes : quand on veut tirer profit du butane local, cela revient d'abord à dépenser des quantités importantes d'argent pour construire une infrastructure de traitement industriel du butane brut.

    5) La dépense dépend de ce que l'on veut produire chez soi. Si on veut toutes les richesses du POTENTIEL : les infrastructures sont un système complet de raffinerie et de pétrochimie. Ce n'est pas "une usine" comme nous disons, mais plusieurs et des capacités d'intégration complexes, de la main-d'œuvre spécialisée + des investissements colossaux. Et derrière cela, des clients de la pétrochimie desservis par des logistiques, le tout inscrit dans une contrainte de rentabilité segmentaire locale et globale internationale.

    6) Si on veut une partie seulement des richesses, comme par exemple alimenter en gaz une centrale thermique pour produire de l'électricité + du gaz dans des bouteilles pour la cuisine : On part sur des "usines" moins coûteuses, une intégration plus simple. Le moins coûteux a quand même pour unité de compte 2 à 3 milliards de dollars et pour unité de temps 2 à 4 ans. Susceptibles d’évoluer à la hausse. On reste sur des investissements importants dont la viabilité doit au moins tenir compte des capacités de financement, des capacités de gestion locales, du prix final au consommateur, de l'offre internationale concurrente.

    7) Il faut des caisses privées remplies d'argent propre ou des caisses publiques préremplies. Comme tout cela n'est jamais réuni, on peut aussi s'endetter à condition que le privé s'endette pour son propre compte. Et non pas en garanties par l'État, qui seraient des dettes de l'État. Les emprunts, dont l'objet garanti est fait de telle sorte que l'on sait à l'avance que la dette sera payée par la population, ne sont pas des dettes privées. Les investissements qualifiés de privés qui font l'objet de remboursements différés obligatoires par de l'argent public ne sont pas de l'investissement privé.

    8) Voilà donc ! Une "richesse POTENTIELLE" ne devient pas une richesse seulement par la souveraineté de l'Etat ou l'honnêteté des dirigeants. Il faut cela, mais aussi du savoir-faire local, des capacités de gestion locales, une main-d'œuvre qualifiable à coût abordable, etc.

    Le Sénégal a une centrale thermique en cours par la volonté de M. SONKO, mais le Sénégal n'a pas que sa volonté pour la finaliser. La Côte d'Ivoire a une centrale électrique au gaz depuis un moment, la Côte d'Ivoire n'a jamais été particulièrement réputée pour la probité de ses dirigeants, mais la Côte d'Ivoire a réussi une centrale à gaz, etc. Une chose est sur, on ne réussi pas à s'approprier une richesse économique par la justice pour tous, l'égalité, la morale collective ou la fraternité: ça c'est pour d'autres sujets, importants aussi.

    9)Mise en garde : L'IA "démocratique" est un partage de connaissances et d'outils, mais pas de savoir-faire ou de connaissances stratégiques. Elle ne donne pas gratuitement et sans effort, les connaissances opératoires qui permettent de penser avec justesse les choses. Elle ne remplace pas les études, le travail, et les stages pratiques. C'est bien normal.

  • ouldsidialy (H) 25/05/2026 10:27 X

    Le public doit connaitre la convergence d'intérêt complète entre BP et les 2 pays pour que tout le gaz butane soit rendu à terre et vendu au Sénégal et en Mauritanie. Car l'exportation "le tout en 1 sous forme de GNL" ne peut pas se faire avec le butane pour des raisons techniques. Donc soit le butane est vendu à proximité, soit il est brûlé ou réinjecté. Donc valeur marchande zéro pour BP.

    1) C'est ici l'occasion d'utiliser l'IA de votre smartphone. Elle vous apprendra des généralités suffisantes pour la compréhension de ce que j’écris plus haut ; même avec des questions vagues. Dans ce cas précis, l'IA ne vous abêtira pas.

    2) Quand vous aurez lu, vous vous demanderez quel est l'intérêt de la déclaration du ministre. Car ce qui aurait aidé l’opinion, c'est qu'il nous parle du projet infrastructure d'accueil du butane qui traitera à terre le butane brut. Quel délai estimatif pour sa réalisation au Sénégal ? Éclaircir le méli-mélo avec la production d’électricité en Mauritanie qu’il évoque. À défaut, indiquer les principes généraux de vente du butane brut par BP aux futures infrastructures. ou, s’il veut en rester au champ gazier, nous dire ce qui est fait de la fraction pétrole du gisement.

    3) Bon, moi j'aurai contribué en vous disant de ne pas croire que le principe du butane pour les pays riverains est une victoire en quoi que ce soit pour eux.