03-08-2026 09:12 - Niger: vagues de déplacés après des attaques "terroristes" dans le sud-ouest
LA LIBRE - Plusieurs centaines de personnes ont fui leurs maisons après une série d'attaques mi-juillet contre des villages du sud-ouest nigérien, a appris l'AFP dimanche auprès de sources locales et des médias d'État.
Ces mouvements de déplacés sont inédits dans cette partie de la région de Dosso (sud-ouest), proche du Nigeria et du Bénin. Ils "interviennent en plein travaux champêtres et ont été provoqués par une série d'attaques de terroristes ayant visé mi-juillet des villages de Loga", un département situé dans la région de Dosso, a indiqué à l'AFP un fonctionnaire en poste dans la zone.
"Les premières attaques ont eu lieu dans au moins trois villages le 17 juillet et ont fait plusieurs dizaines de morts et des blessés, tous des civils", a indiqué à l'AFP une source locale.
Les médias d'État ont attribué ces attaques aux "terroristes" et aucun bilan officiel n'a été publié. Les autorités nigériennes utilisent le terme "terroristes" pour désigner les djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique qui endeuillent le pays, dirigé depuis trois ans par un régime militaire.
Des rescapés ont fui vers la région voisine de Tahoua, proche du Nigeria, tandis que des centaines d'autres se sont réfugiés à Dogondoutchi, grande ville située à environ 100 km de Loga, selon des images de la télévision d'État.
Selon l'Onu, le Niger comptait en 2025 plus 450.000 personnes déplacées internes jusqu'ici concentrés dans les trois régions où sévissent les djihadistes depuis une décennie: Tillabéri (ouest), proche du Burkina Faso et du Mali, Diffa (sud-est) et Tahoua (centre-est).
La zone frontalière reliant le Bénin, le Niger et le Nigeria a connu en 2025 une forte hausse des attaques djihadistes, marquées par une implantation durable de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique, selon l'ONG Acled, qui recense les victimes de conflits dans le monde.
Belga
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