05-05-2026 00:17 - Jemil Mansour appelle à une solution juridique dans l’affaire Mariem Cheikh et Ghamou Achour

Jemil Mansour appelle à une solution juridique dans l’affaire Mariem Cheikh et Ghamou Achour

SHEMS MAARIF - Dans une publication sur Facebook, Jemil Mansour a réagi à l’affaire impliquant les députées Mariem Cheikh et Ghamou Achour.

Il estime qu’il est difficile de justifier les propos tenus par les deux élues, qu’il qualifie d’offense manifeste, ajoutant qu’il est tout aussi difficile de les comprendre ou de rester silencieux face à ceux-ci. Toutefois, il juge également incompréhensible le jugement rendu à leur encontre ce lundi, indépendamment de ses fondements juridiques et procéduraux.

Selon lui, les affaires mêlant dimensions sociale, politique et humaine exigent à la fois retenue de la part du parquet et une approche nuancée de la part des juges.

Dans ce contexte, Jemil Mansour appelle à rechercher une issue conforme à la loi, sans interférence dans le travail de la justice. Il évoque la possibilité d’une libération des deux députées, que ce soit en appel ou par une grâce, en échange d’excuses appropriées. Il invite enfin le président ainsi que le député Biram Dah Abeid à entreprendre des démarches en ce sens.





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Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 05/05/2026 16:36 X

    Il existe une culture politique mauritanienne qui légitime la présence des personnels politiques pour tous les aspects du gouvernement du pays, dont la justice. La mentalité continue à survivre aux renouvellement des génération.

    Les mauritaniens trouvent normal la présence des politiques pour tous les aspects du gouvernement du pays, dont la justice. La mentalité continue à survivre aux renouvellements des générations.

    1) En histoire longue de la Mauritanie, le politique par tradition est un législateur (avec ou sans parlement) et doit aussi avoir les vertus d'un bon juge, de préférence aidé par des experts religieux. On remarque, aussi que les grandes figures depuis l'indépendance à ce jour ont une connaissance intime de la société, une modération sociale qu'on appelle sagesse, le sens de l’humain, en plus du sens politique. C'est ce que le député nous rappelle dans le texte : "les affaires mêlant dimensions sociale, politique et humaine exigent à la fois retenue de la part du parquet et une approche nuancée de la part des juges." Le monsieur nous dit ainsi que dans sa culture de gouvernement, le politique est juge. Oui, mais les nouvelles institutions adoptées ne lui prévoient pas de rôle auprès des juges !

    2) Cette culture de gouvernement à une faible loyauté envers la valeur décisive du droit: une décision de justice n'est pas un point d'arrivée solide. L'à-propos de sa révision, l'initiative d'en décider n'a pas vocation exclusive à rester entre les mains du pouvoir judiciaire jusqu'à épuisement de ses facultés.

    3) Le député le dit d'ailleurs " le jugement est () incompréhensible (), indépendamment de ses fondements juridiques et procéduraux." Il faut comprendre la pensée des acteurs : La loi (dès lors qu’elle est profane) est un utilitaire pour le bien général, jamais une référence qui commande aux utilités. L'acteur politique crée le droit à mesure du besoin. Les adéquations avec le moment sont parfois meilleures ainsi et les gains de temps. Oui, mais ce n'est pas comme ça, que cela marche quand on accepte un État de droit de type occidental.

    4) Alors le député rappelle ce qui lui appartiendrait. Il faut rechercher dit -il une issue conforme à la loi . Sauf que dans un État de droit, l'issue a pour initiateurs les ayants droit ou la justice elle-même. On voit l'impasse habituelle du discours des Africains quand ils se mettent une pose une présentation des choses qui n'est pas la leur, ici "l'État de droit démocratique de type occidental", qui se pose sur une représentation africaine qui est autre. À un moment ou l’autre, il faut bien dire sa mentalité et il le fait.

    5) Axe 1: Le député dit le fondement de sa pensée: La justice est un outil au service du bien général pour lequel la sagesse du politique peut à tout moment être un recours. Il nous en dit aussi la méthode: l'arrangement politique est une procédure de justice parallèle au système judiciaire qui se déclenche à l'initiative des politiques et dont les conclusions sont décisives. ( dans le texte, le député "invite.. le président ainsi que le député Biram Dah Abeid à entreprendre des démarches" )

    6) Axe 2 : Procédure d'arrangement par conciliabule : "Tu t'excuses, on te relâche" ( après prise en compte de toutes les interactions subtiles entre Sahéliens ). Au détour, on a une surprise. La grâce présidentielle peut être accordée quand une affaire n'est pas épuisée en justice. Le rapport à l'authenticité du pays est irréfutable, mais elle n'est pas prévue en procédure légale. ( dans le texte, " possibilité d’une libération des deux députées, que ce soit en appel ou par une grâce, en échange d’excuses appropriées. " ).

    7) Les Africains admettent pour des raisons pragmatiques et esthétiques des systèmes de gouvernement prêts à l'emploi, en continuant à habiter leurs mentalités authentiques. Il y a une première façon de voir : les Africains font l'expérience d'institutions nouvelles pour eux et finiront par se les approprier. Chez les Africains, il s'agit d'une idée qui a les faveurs . Il s'agit d'un optimisme positivement opportuniste qui échange un pari contre l'épargne d'énergie mentale pour penser son gouvernement. La prise de risque est dans la somme des contradictions quand elle finit par produire une accumulation de déceptions qui conduisent à la dépression des énergies mentales ou à leur libération destructrice pour l’Ordre. Quand on retrouve l'historique des idées en Afrique, il s'est aussi agi d'une posture détachée et optimiste des Européens coloniaux. L'autre façon de voir les choses? ….. n'est pas pour un commentaire.

    PS: le titre de l'article est erroné: Le député appelle à une solution par les politiques d'une affaire judiciaire.

  • ouldsidialy (H) 05/05/2026 10:23 X

    Le députe s'ingère dans une décision de justice et invite publiquement l'exécutif à en faire de même. Il est logique que quelqu'un pense à son tour à s'ingérer dans les agissement des législateurs. Cela résume une situation qui invite à l' optimisme. Tout le monde expérimente une vie institutionnelle dont il n'a pas l'habitude ! En attendant, il faut préserver l'essentiel. Ce qui ne compromet pas l'ordre étatique est acceptable. Ce qui veut le déborder doit être neutralisé y compris de façon Alégal et sans entrave de la justice. L'Ordre n'est pas le régime. Celui-là, on peut lui marcher dessus autant qu'il se laisse faire !