18-02-2026 13:10 - Editorial du Calame : Chiche !

Editorial du Calame : Chiche !

LE CALAME - Les Mauritaniens ont décidément le verbe facile ! Il suffit qu’une idée, même la plus idiote, sorte de la bouche de l’un d’entre nous, pour que tout le monde s’en empare. Même si elle n’est pas d’actualité immédiate et que son problème ne se posera, du coup, que dans quelques années. Si jamais il se pose, d’ailleurs.

Oubliant la célèbre maxime : « chaque chose en son temps ». Depuis quelques semaines en effet, des voix s’élèvent pour évoquer, pêle-mêle, le dialogue en gestation, les thèmes qu’on y abordera, le mandat du président de la République qu’on pourrait éventuellement étirer jusqu’à sept ans, si les parties prenantes y consentent.

D’autres vont jusqu’à sortir la vieille rengaine : « La Constitution n’est pas le Coran » et n’est donc pas sacrée ; avec, en ligne de mire, la limitation des mandats pourtant verrouillée par les textes législatifs.

Un ancien parlementaire s’est même permis, lors de la dernière visite présidentielle à M’Bout, de mettre les pieds dans le plat en réclamant, ouvertement, la suppression ou la modification des articles limitant les mandats présidentiels, au motif qu’ils ont été approuvés à un moment particulier de l’histoire du pays.

À l’époque député, il s’était pourtant fortement mobilisé contre la tentative de bidouiller la Constitution pour permettre à Ould Abdel Aziz de briguer un troisième mandat. Autres temps, autres mœurs !

Présidant la réunion au cours de laquelle ces propos ont été tenus, notre Raïs a éludé la question. Il aurait pourtant pu clore le débat qui risque empoisonner les dernières années de son mandat.

Comme il l’a fait au Hodh ech-Charghi, lorsqu’il a intimé à ses soutiens, en termes à peine voilés, d’arrêter le débat sur sa succession et de tirer tous dans la même direction pour lui permettre d’appliquer le programme pour lequel il a été élu.

Depuis, nous n’avons plus entendu un mot plus haut que l’autre à ce sujet. Qu’il en fasse de même pour celui-là. Chiche !

Ahmed ould Cheikh





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Commentaires (1)

  • activiobservat (H) 18/02/2026 17:20 X

    Diaspora pages---Monsieur Ahmed O. Cheikh vous êtes un grand journaliste, et il vous convient mieux de rester en dehors de cette mêlée. Toutes les déclarations actuelles au sujet de la possibilité d’un 3ème mandat, y compris celle de l’ex-député Dane, sont pour le régime actuel seulement une façon de surveiller ses arrières et d’affirmer l’autorité du Président jusqu’à la fin de son mandat actuel, en brandissant cette possibilité hypothétique de 3ème mandat.

    C’est une menace brandie mais pas un objectif en soi…Donc, tout prête à croire que dans ces rumeurs et déclarations il y aura plus de peur que de mal.Toutes ces rumeurs et déclarations viennent dans un contexte où l’autorité du Président et de son régime avait failli être affaiblie en septembre dernier suite à certaines rumeurs de candidatures prématurées, et une pagaille qui avait commencé à s’installer..L’honorable émir et ex-parlementaire Dane est connu pour son franc-parler et qu’il ne mâche pas ses mots.

    Le régime actuel dure depuis le coup d’état de 2005 jusqu’à aujourd’hui, donc une période de 21 ans au cours de laquelle il avait éjecté son premier président en 2007, feu Ely, car parait-il il comptait toucher aux verrous par le biais du vote blanc.

    Ensuite, le régime a aussi éjecté un second président Sidi qui avait dévié par rapport à l’esprit et aux orientations du changement de 2005, ensuite le régime a éjecté son 3ème président Ould Abdel Aziz en 2019, car parait-il il comptait toucher aux verrous constitutionnels par référendum, mais finalement Ould Abdel Aziz était revenu rentrer dans les rangs de ses frères d’armes en s’accommodant de la sortie honorable qui lui restait qui est de proposer un dauphin, l’actuel Président Ould Ghazouani qui gère le pouvoir depuis 2019 avec un calme et un consensus sans précédent dans l’histoire du pays, avec bien sûr l’exception regrettable de la situation de l’ex président Aziz et ses poursuites judiciaires qui étaient fortuites et inévitables.

    L’actuel Président Ould Ghazouani gérait calmement son 2ème mandat et tout le monde savait qu’il allait terminer son mandat sans risque démocratique, au pire des cas en proposant un dauphin, ce qui n’est pas interdit…Mais tout d’un coup, au cours de l’année 2024, le régime a été surpris par des rumeurs de candidatures prématurées, et une pagaille qui avait commencé à s’installer.

    Cette pagaille avait été déclenchée par le ministre Ould Merzoug qui tentait naïvement de se mettre en avant, mais qui, finalement, a compris que sa candidature est un non-sens, qu’il n’en a ni l’assise politique et sociale, ni la crédibilité, ni l’envergure. Ensuite, c’était la course des pronostics vers les soi-disant dauphins ou les supposés candidats autoproclamés, et le Président actuel lui-même commençait à être l’oublié dans cette scène macabre et insolente.

    Dans cette machination, des sondages étaient publiés en citant des candidatures de personnalités qui n’ont jamais pensé ni abordé ces sujets de candidature__En réalité, les autres personnes citées, Hanenna, Oul Lehouerthi, Oul Mohamed Laghdaf n’ont jamais pensé à être dauphin pour une candidature.

    Le PM Oul Diay non plus, loin de là..Il n’y avait que Oul Merzoug qui par naïveté, caprices et enfantillages, à souvent l’habitude de faire des gesticulations, des comportements maladroits à cause de ses complexes, et il était poussé par certains peshmergas à croire qu’il peut être dauphin, car ces peshmergas profitent de la naïveté de Oul Merzoug et de ses complexes pour le traire comme une vache.

    Mais Oul Merzoug a finalement bien compris qu’il est très mal placé pour y prétendre, et que les hautes personnalités de l’honorable communautés haratines comme Boidiel, Sid Ahmed Ould Mohamed, Sidi Ould Salem, Oul Souedatt, Mohamed Ould Bilal ou El-Eid Ould Mohameden, qui sont susceptible d’être proposés pour cela n’y pensent pas tant que le Président ne le leur propose__Finalement Oul Merzoug a pris peur et a été le dindon de la farce dans cette confusion qu’il a créée lui-même.

    C’est son habitude__Le Président avait mis fin à cette pagaille de rumeurs de candidatures prématurées par son discours à Néma.

    D’après les interprétations qui nous viennent de Nouakchott, toutes les déclarations actuelles au sujet de la possibilité d’un 3ème mandat sont pour le régime actuel seulement une façon de surveiller ses arrières et d’affirmer l’autorité du Président jusqu’à la fin de son mandat actuel, en brandissant cette possibilité hypothétique de 3ème mandat.

    C’est une menace brandie mais pas un objectif en soi…Donc, tout prête à croire que dans ces rumeurs et déclarations il y aura plus de peur que de mal.