27-03-2023 18:09 - Le Sénégal forme aux métiers du gaz

Le Sénégal forme aux métiers du gaz

RFI Afrique - L’exploitation des gisements off-shore sénégalais devrait débuter à la fin de l'année 2023. Dans cette perspective, l’État a mis sur pied dès fin 2017 l’INPG, l’Institut national du pétrole et du gaz, pour former aux métiers de ce nouveau secteur prometteur.

Des calculs – indéchiffrables pour les novices –, s’affichent sur l’écran. Une vingtaine d’élèves suivent un cours en visioconférence. Ce jour-là, il est question de forage. « On est au niveau des complétions du puits. Donc, tout l'équipement qu'il faut pour avoir une productivité du puits », explique Rose Marie Correa.

À 30 ans, elle est ingénieure électromécanique de formation. Après 5 ans d’expérience professionnelle dans le secteur minier et le BTP, elle est en reconversion.

« Le domaine pétrolier, c'est un nouveau domaine pour le Sénégal. Et je me dis qu'on a notre place au niveau de l'expertise. C'est important pour moi de travailler pour mon pays », souligne Rose Marie Correa.

Elle fait partie de la troisième promotion d’ingénieurs spécialisés dans les métiers du pétrole et du gaz. La formation dure 18 mois, dont 6 en stage. D’autres formations courtes sont proposées, en maintenance, transport des hydrocarbures ou encore en sécurité.

« Notre vocation, c'est de former tous les acteurs du secteur pétrolier et gazier », dit Moustapha Kebe, directeur pédagogique et industriel de l’INPG. « Mais auparavant, il fallait le plus souvent voyager à l'international pour aller se former dans ce milieu qui est très pointu. Moi, j'ai été formée aux États-Unis par exemple. »

S'adapter aux besoins des entreprises

L’admission est ulta-sélective, et la formation – très coûteuse –, est subventionnée par l’État. Il s’agit de s’adapter aux besoins très spécifiques des entreprises, explique Annie-Flore Gbenou Damas, responsable de la formation.

« Nos principaux partenaires sont donc évidemment les structures de l'État, les compagnies privées sont les opérateurs et tous leurs sous-traitants pour chaque projet », détaille Annie-Flore Gbenou Damas.

« Il y a eu toute une étude en fait au démarrage de l'INPG pour connaître les besoins. Nous sommes en contact permanent. On va avoir des Sénégalais sur les plateformes. C'est très optimal comme façon de démarrer une aventure pétrolière pour un nouveau pays producteur. »

L’institut a également une vocation régionale. Raphaël Nzengui, en master d’ingénierie pétrolière et gazière, est originaire du Gabon. « Je suis arrivée ici au Sénégal avec la particularité que j'ai de venir d'un pays pétrolier », indique-t-il.

« Dans la sous-région, on n'a pas énormément de structures comme celles-là qui offrent des formations aussi certifiantes avec surtout des formateurs avec une énorme expérience. »

Comme ses camarades, il n’a pas d’inquiétude pour trouver un emploi dans le secteur à l’issue de sa formation.

Par : Charlotte Idrac




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Source : RFI Afrique
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Commentaires (1)

  • mystere1 (F) 28/03/2023 13:49 X

    Maa Sha Allah, une sacrée idée de grands projets pétroliers, dont, la formation en étude professionnelle, est importante, utile, pour le développement d’un pays, ainsi, les élèves étudiants, qui seront formés, dans ces domaines de gaz, pétrole, ne chômeront pas, ils rentreront en contact, sans trainer, dans le monde du travail, de ce grand secteur, il faut que les autres pays, ayant, leurs richesses naturelles, puissent les étudier, développer, et exploiter, positivement, l’Afrique a ses grandes potentielles de richesses naturelles, que sa jeunesse, devrait œuvrer, nos dirigeants, ne doivent pas laisser, les politiques internationales de ces grandes puissances, les convoiter, séduire, et envahir peu à peu, en les berner, et faisant croire des illusions de travailler ensemble, pour un développement africain durable ! nos dirigeants, doivent, se réveiller et refuser, de se laisser leurrer, car, ces grandes puissances, ont opté, une autre forme de colonisation, pour s’accaparer des trésors de notre vieux continent, de passage, bravo, pour notre voisin du Sénégal, qui a eu la conscience, comme idée, d’exploiter, sa richesse naturelle, qui coule sous ses yeux, dans presque, beaucoup de zones de ce pays, surtout, dans les zones de quartiers ghettos, en marres, buissons, et autres lieux paysagers, bref, nos voisins sénégalais, ont compris, qu’il leur faut, travailler, ces ressources naturelles, qui flottent et bouillonnent, dans beaucoup des lieux ! Donc, une leçon, pour la Mauritanie, qui doit en prendre conscience, de cet exemple sénégalais !