15-04-2022 11:47 - Mauritanie : Ould Ghazouani récompense les gendarmes des finances publiques

Mauritanie : Ould Ghazouani récompense les gendarmes des finances publiques

Kassataya - Moins d’une année après le rattachement de l’IGE à la présidence, le président Ould Ghazouani est déjà satisfait du travail de fourmi de ses limiers incités désormais avec des primes. Un projet de loi qui a toutes les chances d’être adopté par le parlement prochainement.

C’est un pari en passe d’être gagné par le président mauritanien qui avait rattaché l’IGE à la présidence en décembre dernier. Ould Ghazouani fait ainsi de la lutte contre la gabegie et la corruption son affaire personnelle, désavouant ainsi son premier ministre auquel il reproche de laxisme contre les prévaricateurs de l’administration centrale.

Après quatre mois d’activité, l’IGE a épinglé plusieurs personnalités du régime dont les patrons des Domaines du patrimoine de l’Etat de l’habitat et soupçonné d’autres personnalités de gabegie.

C’est le début d’un bilan positif qui n’est pas indifférent à Ould Ghazouani qui entend maintenant aller plus loin en récompensant les limiers. Un projet de loi pour des primes vient d’être adopté dans ce sens par le conseil des ministres pour améliorer leurs performances.

C’est une incitation financière qui arrive très tôt dans un contexte de la difficile gestion des finances publiques face à la crise sanitaire provoquée par la pandémie covid-19 et la grave crise alimentaire en perspective. C’est le contribuable qui risque de trinquer.

Pour les observateurs les primes c’est bien mais le devoir bien fait c’est mieux. Les gendarmes financiers ont suffisamment d’argent au niveau du salaire. Et enfin le pari complètement gagné si la lutte contre la corruption passe par la justice. Les limogeages ne suffisent pas.

Cherif Kane



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Commentaires (1)

  • avocatgeneral (H) 16/04/2022 00:00 X

    Il faut arrêter surtout ces marchés gré à gré attribués aux proches pour bâcler les réalisations. Le bitumage des routes ne devraient jamais plus être attribué aux locaux qui n'ont aucune expertise. Il suffit de voir les différences sur les tronçons Maghama Kaedi et Néma Bassikounou, entre les parties réalisées par les chinois et celle réalisées par les fictives sociétés mauritaniennes, comme le soulignait un député. Je tremble à l'idée que la réhabilitation du tronçon Boutilimit Aleg subisse le même sort.