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26-08-2026

09:45

Qui sont les deux cabinets étrangers associés à l'enquête sur les incendies de la Somelec ?

ÉMERGENCE - La commission chargée d’enquêter sur les incendies des postes électriques de Nouakchott-Nord et Nouakchott-Ouest sera appuyée par des experts étrangers, notamment du cabinet suisse ECG et du cabinet allemand GOPA-International Energy Consultants (GOPA-intec).

Leur présence est loin d’être anodine : les deux cabinets connaissent déjà le secteur électrique mauritanien. The Energy Consulting Group AG (ECG) est un cabinet suisse spécialisé dans l’énergie, intervenant auprès des gouvernements, compagnies électriques, investisseurs et institutions financières.

En Mauritanie, il a notamment participé au conseil technique de l’État dans la structuration de projets électriques en partenariat public-privé, dont des projets de production renouvelable avec stockage et le projet de centrale à gaz de N’Diago de 230 MW.

La relation de GOPA-intec avec le secteur mauritanien est encore plus ancienne. Le cabinet allemand a notamment participé à l’élaboration, dès 2013, du Plan directeur de production et de transport de l’électricité à l’horizon 2030.

Il a également été impliqué dans le suivi de projets de lignes et de postes électriques à haute tension, notamment sur l’axe Nouakchott–Akjoujt–Atar–Zouerate.

Cette présence se poursuit aujourd’hui. En 2025, la SOMELEC lui a notamment attribué une mission de supervision de l’extension de 60 MW de la centrale dual-fuel de Nouakchott, pour un montant supérieur à 2,2 millions d’euros. GOPA-intec intervient également sur d’autres projets de transport et de renforcement du réseau électrique.

Le choix de ces experts présente donc un intérêt particulier pour l’enquête : ils ne découvrent ni la SOMELEC ni les infrastructures électriques du pays. GOPA-intec possède même une connaissance ancienne de la planification du réseau, des lignes haute tension, des postes et des projets de production.

Au-delà de l’enquête sur les deux incendies, une question mérite dès lors d’être posée : pourquoi ne pas profiter de la présence de ces compétences pour engager une étude globale et indépendante de l’état du secteur électrique mauritanien ?

Fiabilité des infrastructures, maintenance, sécurité des postes, capacités de secours, qualité des équipements, gouvernance technique et programmation des investissements pourraient être examinées.

L’enjeu serait de ne pas seulement expliquer deux incendies, mais d’identifier les vulnérabilités structurelles du réseau et de définir un véritable plan de résilience.





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